26. Dim-Vr-17ème DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE (Ste Anne et S. Joachim, parents de la Bienheureuse Vierge Marie, on omet la mémoire) Journée mondiale des grands parents et des personnes âgées
1ère lecture: 1 R 3, 5.7 -12; Ps 119 (118), 57.72, 76 -77, 127-130
2 ème Lecture: Rm 8, 28-30
Évangile: Mt 13, 44-52 (ou brève: 44-46)
Première lecture
Lecture du premier livre des Rois
En ces jours-là,
à Gabaon, pendant la nuit,
le Seigneur apparut en songe à Salomon.
Dieu lui dit :
« Demande ce que je dois te donner. »
Salomon répondit :
« Ainsi donc, Seigneur mon Dieu,
c’est toi qui m’as fait roi, moi, ton serviteur,
à la place de David, mon père ;
or, je suis un tout jeune homme,
ne sachant comment se comporter,
et me voilà au milieu du peuple que tu as élu ;
c’est un peuple nombreux,
si nombreux qu’on ne peut ni l’évaluer ni le compter.
Donne à ton serviteur un cœur attentif
pour qu’il sache gouverner ton peuple
et discerner le bien et le mal ;
sans cela, comment gouverner ton peuple,
qui est si important ? »
Cette demande de Salomon plut au Seigneur,
qui lui dit :
« Puisque c’est cela que tu as demandé,
et non pas de longs jours,
ni la richesse,
ni la mort de tes ennemis,
mais puisque tu as demandé le discernement,
l’art d’être attentif et de gouverner,
je fais ce que tu as demandé :
je te donne un cœur intelligent et sage,
tel que personne n’en a eu avant toi
et que personne n’en aura après toi. »
– Parole du Seigneur.
Psaume
R/ De quel amour j’aime ta loi, Seigneur ! (Ps 118, 97a)
Mon partage, Seigneur, je l’ai dit,
c’est d’observer tes paroles.
Mon bonheur, c’est la loi de ta bouche,
plus qu’un monceau d’or ou d’argent.
Que j’aie pour consolation ton amour
selon tes promesses à ton serviteur !
Que vienne à moi ta tendresse, et je vivrai :
ta loi fait mon plaisir.
Aussi j’aime tes volontés,
plus que l’or le plus précieux.
Je me règle sur chacun de tes préceptes,
je hais tout chemin de mensonge.
Quelle merveille, tes exigences,
aussi mon âme les garde !
Déchiffrer ta parole illumine
et les simples comprennent.
Deuxième lecture
Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains
Frères,
nous le savons,
quand les hommes aiment Dieu,
lui-même fait tout contribuer à leur bien,
puisqu’ils sont appelés selon le dessein de son amour.
Ceux que, d’avance, il connaissait,
il les a aussi destinés d’avance
à être configurés à l’image de son Fils,
pour que ce Fils
soit le premier-né d’une multitude de frères.
Ceux qu’il avait destinés d’avance,
il les a aussi appelés ;
ceux qu’il a appelés,
il en a fait des justes ;
et ceux qu’il a rendus justes,
il leur a donné sa gloire.
– Parole du Seigneur.
Évangile
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là,
Jésus disait à la foule ces paraboles :
« Le royaume des Cieux est comparable
à un trésor caché dans un champ ;
l’homme qui l’a découvert le cache de nouveau.
Dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il possède,
et il achète ce champ.
Ou encore :
Le royaume des Cieux est comparable
à un négociant qui recherche des perles fines.
Ayant trouvé une perle de grande valeur,
il va vendre tout ce qu’il possède,
et il achète la perle.
Le royaume des Cieux est encore comparable
à un filet que l’on jette dans la mer,
et qui ramène toutes sortes de poissons.
Quand il est plein, on le tire sur le rivage,
on s’assied,
on ramasse dans des paniers ce qui est bon,
et on rejette ce qui ne vaut rien.
Ainsi en sera-t-il à la fin du monde :
les anges sortiront pour séparer les méchants du milieu des justes
et les jetteront dans la fournaise :
là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. »
« Avez-vous compris tout cela ? »
Ils lui répondent : « Oui ».
Jésus ajouta :
« C’est pourquoi tout scribe
devenu disciple du royaume des Cieux
est comparable à un maître de maison
qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien. »
– Acclamons la Parole de Dieu.
OU LECTURE BREVE
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là,
Jésus disait à la foule ces paraboles :
« Le royaume des Cieux est comparable
à un trésor caché dans un champ ;
l’homme qui l’a découvert le cache de nouveau.
Dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il possède,
et il achète ce champ.
Ou encore :
Le royaume des Cieux est comparable
à un négociant qui recherche des perles fines.
Ayant trouvé une perle de grande valeur,
il va vendre tout ce qu’il possède,
et il achète la perle.
– Acclamons la Parole de Dieu.
MEDITATION
Homélie du 17ème Dimanche, A (1 R 3, 5-12; Ps 118 (119); Rm 8, 28-30; Mt 13, 44-52)
Les lectures de ce 17ème dimanche reviennent sur le discernement, la sagesse. Salomon l’a demandée à Dieu (première Lecture). La pratique de la sagesse mène au Royaume de Dieu (Evangile). Le sage aime Dieu, et lui-même (Dieu) fait tout pour contribuer à son bonheur (deuxième Lecture). La sagesse et le bonheur sont correlatifs. Alors, quel est ton bonheur? A quoi est-ce que tu aspires pour que tu sois heureux?
Nos aspirations, nos ambitions influencent notre comportement car “l’agir suit la pensées”. Nos idées deviendront nos actes. Que souhaiterais-tu pour que tu sois heureux ? Comme Salomon, si Dieu te rendait visite, que lui demanderais-tu pour que tu sois heureux ? La richesse ? Les honneurs ? La sagesse ? La conduite sous la mouvance de l’Esprit Saint ? L’Evangile d’aujourd’hui nous conseille à rechercher le Royaume de Dieu car il est plus que les perles précieuses (Mt 13, 45), l’or et la gloire de ce monde. Le Royaume de Dieu est le bonheur en plénitude, c’est l’accomplissement de l’homme. Saint Augustin le dit bien en ces termes: « Mon âme est inquiète jusqu’à ce qu’elle repose en toi. » Comment saint Paul décrit-il le Royaume de Dieu ?
L’Apôtre de Gentils le définit ainsi: « Le Royaume de Dieu n’est pas une affaire de nourriture et de boisson, il consiste en la justice, la paix et la joie que donne le Saint-Esprit. Recherchons donc ce qui contribue à la paix et nous permet de progresser ensemble dans la foi (Rm 14, 17.19). » Le jeune monarque Salomon voulait appliquer la justice, l’équité et la paix dans son gouvernement.
En effet, dès son accession au pouvoir, il a recherché la sagesse. Quand Dieu lui dit: « Demande-moi ce que je dois te donner (1 Rois 3, 5). » Salomon répondit: « Donne à ton serviteur un cœur attentif pour qu’il sache gouverner ton peuple et discerner le bien et le mal (1 Rois 3,9). » Cette demande plut au Seigneur. Il lui dit: « Puisque c’est cela que tu as demandé, et non pas de longs jours, ni la richesse, ni la mort de tes ennemis, mais puisque tu as demandé le discernement, l’art d’être attentif et de gouverner, je fais ce que tu as demandé : je te donne un cœur intelligent et sage, tel que personne n’en a eu avant toi et que personne n’en aura après toi (1 R 3, 11-12). » Les mots du psalmiste d’aujourd’hui cadrent bien avec le vœu du jeune monarque, Salomon: « Mon partage, Seigneur, je l’ai dit, c’est d’observer tes paroles. Mon bonheur, c’est la loi de ta bouche, plus qu’un morceau d’or ou d’argent (Psaume 118 (119), 57).»
A l’exemple de Salomon, demandons le discernement pour pouvoir opérer des choix et des décisions justes et objectifs. Laissons de côté des désirs égoïstes et partisans. Aussi serons-nous les bénis de Dieu, car « Toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu (Rm 8, 28). »
Abbé Valens NSABAMUNGU, prêtre du Diocèse de BYUMBA
