28. Dim – B – SAINTE FAMILLE DE JÉSUS, MARIE ET JOSEPH,
1ère lecture : Si 3, 2-6.12-14 ; Ps 128 (127), 1-5 ;
2ème lecture : Col 3, 12-21 ; Évangile : Mt 2, 13-15.19-23
PREMIERE LECTURE
Lecture du livre de Ben Sirac le Sage
Le Seigneur glorifie le père dans ses enfants,
il renforce l’autorité de la mère sur ses fils.
Celui qui honore son père
obtient le pardon de ses péchés,
celui qui glorifie sa mère
est comme celui qui amasse un trésor.
Celui qui honore son père aura de la joie dans ses enfants,
au jour de sa prière il sera exaucé.
Celui qui glorifie son père verra de longs jours,
celui qui obéit au Seigneur donne du réconfort à sa mère.
Mon fils, soutiens ton père dans sa vieillesse,
ne le chagrine pas pendant sa vie.
Même si son esprit l’abandonne, sois indulgent,
ne le méprise pas, toi qui es en pleine force.
Car ta miséricorde envers ton père ne sera pas oubliée,
et elle relèvera ta maison si elle est ruinée par le péché.
– Parole du Seigneur.
PSAUME
R/ Heureux qui craint le Seigneur
et marche selon ses voies ! (Ps 127, 1)
Heureux qui craint le Seigneur
et marche selon ses voies !
Tu te nourriras du travail de tes mains :
Heureux es-tu ! À toi, le bonheur !
Ta femme sera dans ta maison
comme une vigne généreuse,
et tes fils, autour de la table,
comme des plants d’olivier.
Voilà comment sera béni
l’homme qui craint le Seigneur.
De Sion, que le Seigneur te bénisse !
Tu verras le bonheur de Jérusalem tous les jours de ta vie.
DEUXIEME LECTURE
Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Colossiens
Frères,
puisque vous avez été choisis par Dieu,
que vous êtes sanctifiés, aimés par lui,
revêtez-vous de tendresse et de compassion,
de bonté, d’humilité, de douceur et de patience.
Supportez-vous les uns les autres,
et pardonnez-vous mutuellement
si vous avez des reproches à vous faire.
Le Seigneur vous a pardonné :
faites de même.
Par-dessus tout cela, ayez l’amour,
qui est le lien le plus parfait.
Et que, dans vos cœurs, règne la paix du Christ
à laquelle vous avez été appelés,
vous qui formez un seul corps.
Vivez dans l’action de grâce.
Que la parole du Christ habite en vous dans toute sa richesse ;
instruisez-vous et reprenez-vous les uns les autres
en toute sagesse ;
par des psaumes, des hymnes et des chants inspirés,
chantez à Dieu, dans vos cœurs, votre reconnaissance.
Et tout ce que vous dites, tout ce que vous faites,
que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus,
en offrant par lui votre action de grâce à Dieu le Père.
Vous les femmes, soyez soumises à votre mari ;
dans le Seigneur, c’est ce qui convient.
Et vous les hommes, aimez votre femme,
ne soyez pas désagréables avec elle.
Vous les enfants, obéissez en toute chose à vos parents ;
cela est beau dans le Seigneur.
Et vous les parents, n’exaspérez pas vos enfants ;
vous risqueriez de les décourager.
– Parole du Seigneur.
ÉVANGILE
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
Après le départ des mages,
voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph
et lui dit :
« Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère,
et fuis en Égypte.
Reste là-bas jusqu’à ce que je t’avertisse,
car Hérode va rechercher l’enfant
pour le faire périr. »
Joseph se leva ;
dans la nuit, il prit l’enfant et sa mère,
et se retira en Égypte,
où il resta jusqu’à la mort d’Hérode,
pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète :
D’Égypte, j’ai appelé mon fils.
Après la mort d’Hérode,
voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph en Égypte
et lui dit :
« Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère,
et pars pour le pays d’Israël,
car ils sont morts,
ceux qui en voulaient à la vie de l’enfant. »
Joseph se leva,
prit l’enfant et sa mère,
et il entra dans le pays d’Israël.
Mais, apprenant qu’Arkélaüs régnait sur la Judée
à la place de son père Hérode,
il eut peur de s’y rendre.
Averti en songe,
il se retira dans la région de Galilée
et vint habiter dans une ville appelée Nazareth,
pour que soit accomplie la parole dite par les prophètes :
Il sera appelé Nazaréen.
– Acclamons la Parole de Dieu.
MEDITATION POUR LA SAINTE LA FAMILLE, ANNEE A
Aujourd’hui, nous fêtons la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph. Le Christ a sanctifié la famille en participant aux noces de Cana (Jean 2, 1-10) et, par surcroît, en naissant de la famille de Joseph et Marie. Il a confirmé l’unité et l’indissolubilité du mariage en disant que personne ne doit séparer ceux que Dieu a unis (Mt 19, 6). Partant de l’union constante entre le Christ et l’Eglise, saint Paul a noté le caractère constant et inaltérable de l’unité des époux ; et il participe ainsi à l’élaboration du dogme chrétien sur le Sacrement du mariage (Ep 5, 21-33) ; (Col 3, 18-24). Le Code de Droit Canonique et le Catéchisme de l’Eglise Catholique (CEC) soulignent le caractère stable et indélébile de ce Sacrement.
Partant de l’union constante entre le Christ et son Eglise, saint Paul rappelle le lien stable entre l’époux et l’épouse, en écrivant : « Maris, aimez vos femmes comme le Christ a aimé l’Eglise » (Ep 5, 25). En effet, le lien matrimonial a deux propriétés, à savoir donc "l’unité et l’indissolubilité". « L’unité pour dire qu’un seul homme s’unit à une seule femme. L’indissolubilité a pour conséquence la perpétuité du lien matrimonial et l’exclusivité de ce lien entraîne une fidélité inviolable dont le motif le plus profond est la fidélité de Dieu à l’alliance qu’il a conclue avec l’homme, et du Christ avec son Eglise (www.catholique.bf/mariage catholique/250, “les deux propriétés essentielles du mariage chrétien”). » Les documents officiels de l’Eglise catholiques réaffirmeront que le sacrement du mariage administré de façon licite et valide ne peut pas être rompu.
Le Catéchisme de l’Eglise catholique décrit le mariage chrétien comme le Sacrement qui unit un homme et une femme dans une alliance permanente, reflet de l’amour du Christ pour l’Eglise, appelant les époux à la communion, à la procréation et à la sainteté (CEC 1602-1630). Dans ce même ordre d’idées, le Code du Droit Canonique, définit le Sacrement de Mariage comme une union stable : « L’alliance matrimoniale, par laquelle un homme et une femme constituent entre eux une communauté de toute la vie, ordonnée par son caractère naturel au bien des conjoints ainsi qu’à la génération et à l’éducation des enfants, a été élevée entre baptisés par le Christ Seigneur à la dignité de sacrement, Canon 1055 — § 1. » Le mariage est de ce fait une institution familiale, sociale et divine, qui mérite d’être protégée et préparée à court terme et à long terme.
La famille est le foyer de la race humaine, une pépinière qui prépare les leaders politiques et religieux. Il faut donc souligner le rôle irremplaçable des parents, des institutions civiles et religieuses, des associations de promotion humaine, dans la protection de la famille, l’éducation des futurs conjoints et leur formation continue. Le mariage ne peut donc être l’affaire individuelle, l’arrangement factice et éphémère de contractants passagers. Le mariage constitue une cellule de base de la société civile et ecclésiale, un noyau sur lequel la civilisation humaine est bâtie.
Que l’Eucharistie que nous célébrons aujourd’hui nourrisse les liens dans les familles afin de devenir un havre de paix et d’épanouissement humain, social et spirituel des parents, des enfants et des visiteurs. La famille proprement dite est de fait l’avant-goût du paradis et le prélude de la vie céleste. Jésus, Marie et Joseph, priez pour les familles.
Abbé Valens NSABAMUNGU, prêtre du Diocèse de BYUMBA